1854. Gustave Courbet rend visite à son ami Alfred Bruyas à Montpellier. Pendant son séjour, il peint « Le Bord de mer à Palavas ». Le personnage au premier plan (Courbet ?) contemple la mer, son immensité, et retire son chapeau pour la saluer, pour saluer le monde. Le ciel est d’un bleu délicat, la mer est calme.
170 ans plus tard, Courbette reprend cette composition. Dans « Bord de mer en 2024 », elle se tient hors-champ parmi les autres regardeurs, elle ne salue pas le monde. Le ciel s’est assombri, la mer est bordée d’un inquiétant filet rouge. En 2024, plus de 10 400 exilés périssaient en Méditerranée en tentant de rejoindre l’Espagne.

Dans le tableau “Bord de mer en 2030”, l’organisation du paysage perdure. Courbette est à nouveau dans le tableau, saisie, révoltée. Elle ne salue pas le monde.


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